Pour une recherche d’intérêt populaire. Vendredi 27 mars 2020 (10h / 18h)

ANNULEE

La rencontre se modulera en fonction de la mobilisation en cours dans les Universités et ses rythmes. Ce blog sera donc régulièrement actualisé.

La rencontre se tiendra à la Maison des Sciences de l’Homme (MSH) Paris Nord, amphithéâtre (le matin) et salle Panoramique (midi et après-midi), Terminus ligne 12 (station Front Populaire), de 10h à 18h.

Pour une recherche d’intérêt populaire. Que peut vouloir dire cette expression ? Peut-être rien. Peut-être beaucoup. Mais il est souvent précieux, pour penser, de le faire à partir d’une idée qui n’impose pas immédiatement sa signification, ou son évidence. Cette formulation est avant tout une invitation à questionner nos épistémopolitiques. Est-ce qu’une recherche en science sociale peut constituer un appui aux luttes et résistances des mondes populaires (en territoires urbains ou ruraux), aux initiatives qui s’y développent, aux « communs » qui y prennent forme ? Avec quelles méthodes ? Quelles théories ? Au prix de quelles transformations de l’idée même de recherche en sciences sociales ? Car, à n’en pas douter, à l’épreuve politique et existentielle des mondes populaires, la recherche en sciences sociales doit transformer profondément ses modes de faire et réinventer l’idée même de « faire recherche ». Réinventer les écritures de la recherche. Réinventer ses écologies et ses manières de se rapporter aux situations et aux personnes. Réinventer ses concepts, car un concept est un construit situé et contextualisé qui tait autant qu’il dit, qui masque autant qu’il montre, en fonction des rapports de classe, de genre, de race dans lesquels il prend forme. N’en jetons plus !

De telles transformations de la recherche et de ses épistémopolitiques sont, à n’en pas douter, déjà engagées et opérantes à l’occasion de nos multiples recherches-actions, recherches-coopérations, recherches-expérimentations (en territoires ruraux et urbains) – des recherches dès à présent « autrement » populaires. Cette journée de rencontre sera donc l’occasion d’une interconnaissance et inter-reconnaissance des expériences en cours et nous permettra peut-être de « découvrir » (dans la double acception du terme) collectivement quelques aspects de ce que peut être une recherche d’intérêt populaire.

Le matin, à partir de 10h, dans l’amphithéâtre de la MSH, nous accueillerons Manon OTT autour de son film De cendres et de braises et de son livre De cendres et de braises (Voix et histoire d’une banlieue populaire), éditions anamosa. « Portrait poétique et politique d’une banlieue ouvrière en mutation qui invite à écouter les paroles des habitants des cités des Mureaux, près de l’usine Renault-Flins ».

Le midi : pique-nique pris en commun. Salle panoramique de la MSH (Supprimons les jetables, en particulier plastiques, de nos tablées. Merci d’apporter votre tasse pour le café ou le thé, et vos couverts pour les agapes du midi).

L’après-midi. Nous interrogerons nos manières de faire « autrement » recherche, selon des dispositifs de travail à inventer ensemble. Salle panoramique de la MSH.

Séminaire doctoral 14 février 2020 de 10h à 17h

Lors de son AG de lundi 03 février, le laboratoire Experice s’est déclaré en « Assemblée Générale permanente ». Nous ne tairons plus les conditions de notre activité !

Nous ne nous tairons plus sur les conditions matérielles, économiques, politiques, institutionnelles, budgétaires dans lesquelles la recherche se produit ou, plutôt, malgré lesquelles elle essaie de se faire. Nous saisissons tous les moments de la vie de la recherche pour venir, collectivement (chercheur-es et citoyen-nes), en débat à propos d’une manière de faire recherche qui est aussi une manière de faire société.

Nous partirons du très beau motif du livre de Myriam Suchet : L’horizon de l’universCité est ici. Pour une prolifération des modes de relation (aussi) en / de recherche (Myriam Suchet, aux éditions du commun : L’horizon est ici. Pour une prolifération des modes de relation)

Rendez-vous, vendredi 14 février à 10h à la Maison des Sciences de l’Homme (MSH) Paris Nord, salle Panoramique (4e étage), Terminus ligne 12 (station Front Populaire).

Nous pique-niquerons dans la salle le midi (merci de venir avec vos couverts et gobelets, pour éviter les jetables en plastique).

Pour suivre la mobilisation dans les universités : Facs et labos en lutte. Pour une recherche et un enseignement publics, gratuits et émancipateurs pour tou.tes

Séminaire du vendredi 29 novembre (10h / 13h). Pierre Johan Laffitte

Le vendredi 29 novembre, 10h / 13h, contribution de Pierre Johan LAFFITTE, maître de conférences HDR, co-directeur du laboratoire Experice : « Sens, éthique et pertinence », ou du sens du précaire. A la rencontre des praxis (pédagogiques, psychiatriques, artistiques, citoyennes) : trajet d’un sémiologue en analyse du discours, des pratiques et des langages. Un enquête transdisciplinaire et non achevable à travers les sciences et les pratiques du langage et de l’homme.

Le séminaire se tiendra à l’université Paris 8 (terminal ligne 13), à la Maison de la recherche (nouveau bât. attenant au bât A, après la traversée de la passerelle), salle A2-217 (2e étage)

Site de Pierre Johan Laffitte : http://sensetpraxis.fr/

Séminaire du vendredi 27 septembre 2019 (10h/13h). Itinéraires d’apprenti.es chercheur.es

La séance du vendredi 27 septembre 2019 (10h à 13h) portera sur Itinéraires d’apprenti.es chercheur.es, avec les contributions de Hassiba Si Youcef, Laura Betsch, Jérôme Radal et Marie Menaut, et la contribution de Hassane Hacini, tous et toutes étudiant-es en Master Éducation Tout au Long de la Vie (Université Paris 8). Lire la suite

Séminaire du vendredi 15 mars 2019 (10h-13h) Université Paris 8

Lors de la séance du vendredi 15 mars 2019 de 10h à 13h en salle D143 (Université Paris 8), nous recevrons Nicole BLONDEAU (Maître de conférences, Experice) et Anthippi POTOLIA (Maître de conférences, Experice) à propos de leurs travaux de recherche sur :

La langue/les langues : trajets plurilingues, autobiographies langagières, identités Lire la suite

Séminaire du vendredi 1er février 2019 (10h-13h) : Faire recherche en zone autonome

Le séminaire du vendredi 1er février 2019 (Université Paris 8 Saint-Denis, salle D143) se tiendra de 10h à 13h et portera sur Faire recherche en zone autonome

Avec les contributions de :

Geneviève PRUVOST, chargée de recherche au CNRS (École des Hautes Études en Sciences Sociales), auteure en particulier de Critique en acte de la vie quotidienne à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (2013-2014) (revue Politix).

Maxime CORDELLIER, docteur en sociologie (Université de Caen) ; sa thèse porte sur : « Recherche d’autonomie et architecture du commun dans les styles de vie communautaires ».

Planning du séminaire au 2e semestre 2018 et 1er semestre 2019

Les prochaines séances du séminaire se tiendront les :

Vendredi 28 septembre 2018 (10h – 13h) – Université Paris 8, salle D143 – sur le thème « Critiquer l’université depuis l’université »

Vendredi 30 novembre 2018 (10h – 13h) – Université Paris 8, salle D143 – sur le thème « Écriture(s) de la recherche »

Vendredi 1er février 2019 (10h – 13h) – Université Paris 8, salle D143 – sur le thème « Faire recherche en zone autonome »

Vendredi 15 mars 2019 (10h – 13h) – Université Paris 8, salle D143

Séminaire du vendredi 30 novembre 2018 de 10h à 13h : Écriture(s) de la recherche

Le séminaire du vendredi 30 novembre 2018 (Université Paris 8 Saint-Denis, salle D143) se tiendra de 10h à 13h et portera sur Écriture(s) de la recherche

Avec les contributions d’Amandine DUPRAZ, doctorante (Experice P8 & Litt&Arts Grenoble) et de Francis LESOURD, maître de conférences HDR (Experice P8). Il est en particulier l’auteur de Public intérieur

L’intervention d’Amandine DUPRAZ s’intitulera « L’écriture de thèse est-elle une écriture de recherche ? ». Un texte introductif est proposé à la lecture des participant·e·s : Ecritures de la recherche_Avant-propos_AD. Une présentation de son projet de recherche est par ailleurs accessible en ligne. Lire la suite

Séminaire du vendredi 28 septembre 2018 (10h – 13h) : Critiquer l’université depuis l’université

Le séminaire du vendredi 28 septembre se tiendra de 10h à 13h et portera sur Critiquer l’université depuis l’université.

Léa Laval, doctorante en sciences de l’éducation (Laboratoire Experice) et Américo Mariani, docteur en sociologie et chercheur associé au LISST-CERS (Toulouse 2), entreront en discussion à partir de leurs expériences de l’institution universitaire, des impasses et des possibles que les collectifs dans lesquels illes s’inscrivent, tentent de déranger.

Léa Laval interviendra plus précisément à partir de son article : Petite histoire d’une rencontre manquée entre éducation populaire et université. L’institution aux trousses intégré aux Actes du Colloque du laboratoire Experice Pratiques sociales et apprentissages de juin 2017. Elle y restitue et discute l’expérience d’un collectif de chercheur-es en éducation populaire politique ayant proposé un atelier qui, depuis un colloque universitaire, interpellait les pratiques de discours et d’échange propres à cette forme institutionnelle dominante.

Américo Mariani est invité à venir réagir, rebondir, questionner, à partir de sa qualité de membre du groupe de travail : Sciences Sociales et Emancipations qui existe depuis février 2015. Un collectif qui, je cite : « vise à poser la question de la place des intellectuel.le.s et du travail intellectuel dans la société, des possibles ouvertures de l’université, et de la pensée que nous produisons. » Il réagira notamment à partir de leur article : Produire un espace habitable à l’université écrit avec Ariela Epstein et Alfonsina Faya Robles. Il est par ailleurs membre du collectif des précaires de l’ESR de Toulouse.

Le séminaire se tient à l’Université Paris 8 – Vincennes Saint-Denis, salle D143

Dans le cadre de la préparation du séminaire, Amandine Dupraz invite à la lecture d’un article signé par Jon Solomon (professeur, Université Jean Moulin Lyon 3) et Sarah Mekdjian (maîtresse de conférences, Université Grenoble Alpes) suite aux houleux débats autour du colloque Frontex et des violences policières fin mars à l’Université Grenoble-Alpes : De Frontex à Frontex. À propos de la “continuité” entre l’université logistique et les processus de militarisation